49° à l'ombre.
Mes amis habitent en rase campagne.
Je suis invité à diner. Il est 15h30 quand je sors de chez moi. 20 mn après, le mini - bus me dépose à un relais où je dois prendre un autre mini - bus. Peu de
monde dans la rue. Il sont tous à la plage ? Vraisemblablement !
Je descend du véhicule. Hume à plein poumons. La campagne respire le bonheur de vivre ! Qu'importe la chaleur. Quand on aime, on ne fait pas attention aux
détails.
49°, un gros détail quand même !
De temps en temps, j'ôte ma casquette. Je passe alors mes mains sur les cheveux pour atténuer le plomb du soleil. Une vapeur distord la piste. Il y'a bien une
chaussée nouvellement bitumée, mais je préfère la piste.
La campagne sans piste et sans chemins ? Et c'est l'agonie d'un plaisir !
...J'entame le pont.
Environ 200 mètre de ferrailles. Vestige d'un passé lourd.
5 mètres plus bas, un filet d'eau stagne sur plusieurs kilomètres de part en part. Le bonheur des batraciens !
Je marche sans faire de bruit. Le soleil accentue le silence. Seuls quelques cris - cris se font écho.
...C'est alors que je pris mon mobile.
Je commençais d'abord à filmer au gré de la marche, le soleil aveuglant sous un angle, cuisant sous un autre.
Je progressais d'un pas mesuré. On ne traverse pas le plaisir sans s'y attarder un peu. J'aurais aimé que les deux kilomètres de piste ne s'arrêtent jamais. La
nature est le seul endroit où on retrouve son authenticité. C'est tellement rassurant et réconfortant !
On s'y retrouve. On s'y confond. La nature...!
...Mais un plaisir a une fin.
Voilà la maison de mes amis. Quelques uns m'attendent au portail.
- " Dis donc, tu t'es perdu, mon ami ? " me demandait Mme Alice.
- " On peut le dire comme ça, ma bonne amie ! " répondis - je.
François, son mari, me fit un clin d'oeil entendu.
On s'engouffra dans la grande maison.
Sur la véranda nous attendaient Patrick et sa femme Lili, Joëlle et son ainé Maurice, Ludovic et son copain Thierry. Tous affalés dans des rocking - chairs en
osier, autour d'une table ronde garnie de sodas et de sandwichs. Je pris la place vacante.
Mme Alice me sert un jus d'orange parfumé à l'anis. Sa grande spécialité étaient les confitures mais elle excellait aussi dans les cocktails. Sans alcool, bien sûr
!
" Pour garder la santé, on se garde de l'alcool " se plaisait à répéter son grand père en rappelant ses 120 printemps.
Je pris mon grand verre et me casais dans l'osier pour n'en faire qu'un.
J'avalais vite quelque gorgée puis je fermais les yeux et me laissais aller.
Découvir
les premiers pas ?
Trois mois après.
Le bureau était glaçé. 8 béries dirait Mokran. M'enfin...!
Ma collègue mit en marche la climatisation.
- " Brrrr...même les canards chôp'raient l'infuenzae, avec ce temps ! " dit - elle en grelottant.
Karine était une femme brune et svelte. Comme toutes les femmes brunes, elle ne supporte ni l'hiver ni l'automne ni même le printemps. Seul l'été lui convenait. Il
lui donnait l'occasion d'exhiber son velouté bronzage.
Ma tante Liza est brune et elle ne se fait aucun souci sur les saisons. C'est bien simple: elle les aime toutes.
- " Chaque saison nous apporte son bonheur ! " se plaisait - elle à dire.
Bon...
- " Le Directeur veut nous voir à propos du dernier rapport...! "
- " Alors, allons le voir ! " répondis - je à Karine.
- " Il faut attendre qu'il termine sa réunion " chuchota ma collègue.
- " 'Ok. Je suis à côté. Tu me bipes en cas de besoin. "
Je sortis dans le couloir principal, à la recherche d'un distributeur à café. Karine en avait bien besoin.
La machine était à l'autre extrémité. Son bleu d'azur reflétait la lumière crue du néon qui la surplombait. Je pris un gobelet propre et m'apprêtais à le remplir
quand tout à coup on entendit un cri.
- " Mince ! " me dis - je.
Des bruits de pas sourds suivirent.
- "Qu'est - ce - qui peut bien se passer à l'autre bout ? "
Le café continuait à couler en scintillant. Un deuxième cri traversa le tumulte.
La machine s'arrêta net. je saisis mon gobelet à deux mains et me mis à courir. Enfin..courir avec un gobelet rempli de café ! C'est Saby qui se serait marrer et
bien marrer en voyant son papa faire le facteur !
J'eû, un instant, une pensée pour ma cadette. Du café giclait sur mes mains. Les doux picotements me rappelèrent à la réalité.
J'arrivais enfin. Tous les collègues étaient agglutinés à l'entrée de notre bureau. Je tentais de me faufiler à travers la petite foule grouillante. Des yeux " gros
comme ça " me suivirent dans mes tentatives. Encore un mêtre...
Le canard semblait s'y plaire. En pénétrant dans le bureau, il se cogna contre le porte - habits mural. Il se retrouva ainsi, par terre, emmitouflé dans le manteau
à Karine.
- " Mais comment ce canard a - t - il bien pu...? " tentais - je en regardant ma collègue avec commisération.
Brutalement la foule se dispersa. La réunion avec les syndicats venait de se terminer. On s'agitait dans tous les sens.
- "J'ai voulu tirer le rideau et..."
Karine n'eut pas à finir son explication. Madame Piset pointa.
- " Hé ! Les rigolos, le boss veut vous voir ! "
Je sourcillais.
- " Faut pas le faire attendre, il est de très mauvais poils ! " ajouta la secrétaire de notre Directeur.
De découverte en découverte (Mondanités)
- « … »
- « Oui, bien sûr ! Au
fait c’est quoi ta spécialité ? »
- « … »
- « Ah ! Un sujet pas très….rassurant ! Mais, un chantier !...C’est surtout humain ! »
- « … »
- « On est tous angoissé par quelque chose !…ensuite
il y’a l’angoisse « fondamentale »
- « … »
- « Et bien si tu veux un « coup de souris », je suis là…par solidarité
overblogienne ! »
- « … »
- « J’aime le silence de la nuit. Je travaille à mon
rythme. Les commandes ne sont
presque jamais urgentes »
- « … »
- « Je pense qu’ils en font plus qu’on ne peut l’imaginer ! avec toutes leurs conneries médiatisées…Je dois en être ! hahaha !
»
- « … »
- « Oui et c’est pas fini ! »
- « … »
- « Ta vie
est comme la mienne ou celle d’un autre. En quoi elle peut
être singulière ? »
- « … »
- « Adam. Et c’est pas une blague !
hahaha !...Je n’ai pas tes smileys. Oulala ! »
- « … »
- « Ben j’ai promis d’y participer et je suis obligé de le faire....Je sais, je te chahute
»
- « … »
- « C’est autour…Est – ce que ça a de
l’importance ? »
- « … »
- « Ah ! »
- « … »
- « ...Parfois les réponses ne correspondent
pas...Donner une réponse imposée c’est biaiser les résultats à coup sûr ! »
- « … »
- « C’est pour cela que tous les sondages...»
- « … »
- « L’aide est toujours gratuite, tu ne le savais pas ? T’es pas de bon poils, on
dirait ! »
- « … »
- « Qui te dit que je suis un mec ?...Je veux dire
faut pas tellement catégoriser…»
- « … »
- « Ok, comme tu veux. Non je n’ai pas fait d’études
d’art…»
- « … »
- « Même pas..! C'est comme tu veux !...C'est ça...Ciao ! »
La dame se leva et balaya du regard la grande salle. Comme une star, sortant de scène. le pas assuré, elle quitta l'établissement. Son parfum persisita longtemps. Avant de la suivre.
Voir ?
De
découverte en découverte (Mondanités 2)
Quelque
part dans le Monde. Loin des yeux. Loin des coeurs.
Loins du
Monde, des hommes, des femmes et des enfants.
Des gens
tout simplement.
Consulter ?
Les derniers Commentaires